Ramadan et sommeil

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Réveil à 4h45 ou 5h du matin. Repas matinal à l’aube pour se ‘’charger’’ et affronter 14 heures d’abstinence alimentaire et hydrique. Repas de coupure du jeun vers 19h30. Tout ceci entrecoupé de prières obligatoires et de prières surérogatoires (nafila) du soir plus ou moins prolongées. Pour enfin se coucher, au mieux, vers 23h. Tel est le programme circadien du jeûneur en ce mois béni. Donc pas beaucoup de place pour un sommeil réparateur pour ceux qui observent scrupuleusement ce rituel sacré. Conséquence inéluctable : accumulations de dettes de sommeil pendant un mois.

Un individu adulte normal dort, selon le besoin éprouvé par chacun, 6 à 8 heures. Au fil de l’âge, notre temps de sommeil se réduit. Mais plus que la durée, c’est le temps passé en sommeil profond qui fait sa qualité. Déjà en temps usuel, les charges socioprofessionnelles, les nuisances sonores et des causes intrinsèques perturbent notre sommeil. Ces causes intrinsèques pouvant être : douleurs, maladies diverses, anxiété, dépressions, stress, urinations fréquentes, mal-digestion. Certains médicaments et les excitants (caféine, thé trop fort, cigarette et autres) complétant des facteurs perturbateurs entretenus par une sédentarité prononcée car les activités sportives sont amoindries aussi. Ces dettes de sommeil font que les gens se ‘réveillent’ fatigués avec : lourdeurs, céphalées, irritabilité, douleurs diffuses, trouble de mémoire et concentration, troubles digestifs divers, induisant inefficacité et lenteurs dans les tâches quotidiennes. En période de Ramadan, nous sommes, en général, obligés de manger tard le soir. Il faut donc s’organiser pour s’adapter en conséquence. Il faut éviter de ‘’bourrer’’ l’estomac  trop rapidement.

En outre, le fait que la nourriture soit épicée et grasse tard le soir entraîne des lenteurs de digestion et des remontées gastro-œsophagiennes, gênant l’endormissement ou provoquant des réveils nocturnes. Il faut dons éviter les excès de poivre, piment et autres épices. Même le fait de manger trop de sels et de sucre influe négativement sur la qualité du sommeil. Pour la gestion du besoin minimal de sommeil, il faut exploiter toutes les occasions, de nuit, voire de jour, pour  dormir suffisamment et se sentir reposé. Il n’y a de solutions miracles : grasse matinée pour les uns, sieste pour certains, ou petits sommes répétés pour les autres.

Trouver les équilibres nécessaires veille/sommeil et permettre à l’organisme déjà éprouvé par les restrictions, de se reposer, est une nécessité.

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