Petit-déjeuner, moindres performances

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Nous avons malheureusement hérité du colonisateur Français le terme et la pratique de ‘’petit-déjeuner’’. En effet ce premier, et physiologiquement très important, repas de la journée est très souvent sauté ou, au ‘mieux’, négligé et réduit, à une petite collation faite, d’un minuscule petit bout de pain, d’une petite tasse de café, tisane, lait ou chocolat, et hop… direction le bureau ou l’école. C’est une grosse erreur. C’est comme si vous faites démarrer votre véhicule, moto ou autre et les faire rouler avec le peu de réserve du carburant de la veille et vouloir lui demander des performances de vitesse et d’efficacité. Non seulement ce n’est pas possible, mais c’est épuiser son organisme. Toutes les fonctions de l’organisme, et même de la Nature, se font grâce à de l’énergie. L’intelligence humaine a réussi ainsi à en produire à partir du pétrole, de la chaleur, du vent, des atomes, de l’électricité, des barrages d’eau.etc. C’est idem pour le corps. Nous transformons les aliments que nous consommons en source ressources énergétiques pour chacune de nos milliards de cellules. Ainsi les protéines, sucres et matières grasses digérées sont transformées en puissantes ressources caloriques qui permettent d’entretenir le cycle perpétuel de la vie. Par des facteurs hormonaux matinaux, le corps humain (et animal) se met dans des dispositions physiologiques qui lui permettent d’absorber le maximum de nutriments consommés, permettant de relancer au mieux notre ‘machine’ humaine. Il n’y a pas de régime standard. Il faut s’adapter à son contexte et à ses moyens. Mais, il faut s’organiser en temps et en mets et boissons diversifiées, pour bien manger le matin.

Au Québec, ce repas matinal s’appelle le ‘déjeuner’, et pas le ‘petit déjeuner’. Ils ont compris l’importance capitale de ce repas, comme les Anglophones (cf nos voisins Gambiens), qui le magnifient à travers leur copieux et fameux ‘Breakfast’. Il s’agit en effet d’une véritable ‘rupture de jeune’. D’autres qui l’ont très bien compris aussi, sont nos parents du monde rural et paysan qui, en général, mangent copieusement le matin (quitte à réchauffer les restes du diner de la veille), enrichi en fondé, lakh, sombi , et autres mets caloriquement riches. Ils abordent ainsi gaillardement une rude journée de labeur. Il faut très tôt donner aux enfants l’envie de bien manger le matin, en partageant avec eux ce moment crucial de nourriture du corps (et de l’esprit). Si le temps est trop court, des barres de céréales, des tartines, du lait et tout produit sain riche sont simples à consommer, bienvenus et utiles. Sans oublier la précieuse hydratation répartie dans la journée (un litre et demi au moins par jour). On n’a pas besoin de se ‘bourrer’. C’est la qualité et la variété des mets qui priment.

En ne mangeant pas bien le matin au réveil, ou pire, en le sautant carrément, calculez le nombre d’heures que vous aurez passées à jeun. Si vous vous nourrissez seulement à la récréation ou à la pause-déjeuner de midi-13h, vous vous rendrez compte que, par rapport à votre dernier repas (le diner de la veille), vous aurez imposé à votre organisme 15 à 18 heures de sevrage. C’est plus long et plus dur que le Ramadan ou le Carême. Ce n’est pas réaliste. Cela peut même être dangereux pouvant aller, en dehors de la fatigue physique et intellectuelle, jusqu’aux vertiges, pertes de connaissance par hypoglycémie et autres désastres physiologiques sur le long terme.

A Retenir :

Le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée : lorsqu’il est pris correctement, il doit apporter au corps un quart des besoins énergétiques dont il aura besoin au cours de la journée.

Prendre un petit déjeuner est également essentiel car il permet de récupérer après le long “jeûne” de la nuit.

Se sustenter est donc une priorité lorsqu’on se réveille. Le petit-déjeuner permet d’alimenter les muscles et le cerveau en énergie : il apporte au corps les éléments nutritifs nécessaires pour la réalisation de ses tâches quotidiennes, qu’elles soient mentales ou physiques. Le petit déjeuner est donc capital pour les enfants.

Lorsqu’on ne prend pas de petit-déjeuner, l’organisme est contraint de puiser dans ses réserves. De plus, il n’est pas rare d’éprouver certains effets désagréables tels que :

  • crise d’hypoglycémie
  • problème de concentration
  • sentiment de fatigue
  • malaise

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