Comprendre les TICs?

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Beaucoup de personnes présentent un ou des mouvements involontaires, dont ils ont conscience ou peu, appelés «tics». Ce sont des mouvements brusques, rapides, répétés, caricaturant un acte naturel de la vie courante.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Les tics sont variables d’un individu à l’autre et apparaissent entre l’enfance et l’âge adulte. Ce sont des “mauvaises habitudes”. Ils disparaissent au cours du sommeil et peuvent, si on y prend garde, être contrôlés par la volonté ou le calcul mental. Ils ne perturbent guère le mouvement volontaire. Ils sont aggravés par les émotions et peuvent devenir gênants. Il n’existe aucune anomalie physique qui les sous-tende. L’examen médical, notamment neurologique, est strictement normal.

 

Les tics sont souvent localisés, mais peuvent être multiples. Ils sont souvent physiques, touchant la mimique de la face («grimaces», clignement des yeux, mouvements de léchage ou de torsion des lèvres), le cou (rotations, flexions), les épaules (haussements), les membres (gestes incessants des doigts, manipulations, grattages, mouvements des jambes et des pieds). Ils peuvent aussi intéresser la fonction respiratoire. Ils peuvent être verbaux (répétition perpétuelle d’un mot – exemple : «donc, donc» -, ou d’une exclamation. Il s’agit donc plus d’un comportement que d’un simple mouvement.

 

Dans la plupart des cas le tic n’est nullement ressenti comme un handicap. On reproduit facilement les tics de l’entourage dans lequel on a grandi. Certains sont passagers, liés à une «tension» réactionnelle à un conflit psychologique intériorisé. Des situations conflictuelles passagères peuvent favoriser ou aggraver les tics. Ils ne sont jamais en rapport avec une lésion ou un pathologique repérable. D’autres plus spectaculaires peuvent signer, chez certains sujets prédisposés, l’entrée dans une pathologie neuropsychiatrique plus prononcée. Un gravissime mais très exceptionnel (gros) tic, est représenté par la “maladie de Gilles de la Tournette” Celle-ci est faite de mouvements incessants avec des phénomènes vocaux de grognement, d’aboiement, profération de paroles grossières ou injurieuses. Elle est heureusement très exceptionnelle.

 

Le caractère, dans la quasi-totalité des cas, banal de ce symptôme fréquent fait que dans le plus souvent, aucun traitement particulier n’est nécessaire. L’apprentissage à l’auto-contrôle de ses gestes et paroles permet de maîtriser ces petits tics. Quand ceux-ci deviennent plus gênants, une psychothérapie peut être indiquée avec la tentative de dédramatiser la situation souvent mal vécue par l’enfant et ses parents, et aggravée par le regard des “autres”. Des techniques de relaxation sont bénéfiques pour le traitement aussi. C’est devant la persistance ou l’aggravation du trouble, que des prescriptions plus lourdes, utilisant des produits médicamenteux, seront envisagées, avec même nécessité d’une hospitalisation en milieu neurologique. On n’en arrive pas si souvent pas à ce stade, nos petits tics anodins n’étant souvent pas un gros handicap dans la vie courante.

A Retenir :

  • Les tics consistent en des contractions répétées, soudaines, brusques et brèves d’un muscle ou d’un groupe musculaire qui sont toujours les mêmes chez un même sujet. Ils sont involontaires mais conscients et le sujet en est gêné. Il est possible de les supprimer grâce à un effort soutenu, mais de façon très limitée dans le temps (pendant quelques minutes).
  • Les tics apparaissent le plus souvent dans l’enfance entre 5 et 7 ans. Ils sont associés à une hyperémotivité et éventuellement à un conflit affectif.
  • Leur fréquence dans la journée est très variable d’un sujet à l’autre. Certaines circonstances les accentuent comme l’anxiété et les émotions intenses. Au contraire, les tics disparaissent pendant le sommeil.

 

Ils existent deux formes de tics :

 

Les tics musculaires simples qui peuvent intéresser le visage (clignement d’yeux, contractions de la bouche), la tête, le tronc ou les membres (secousses de la tête, des épaules ou plus souvent des membres supérieurs). Plus rares sont les tics respiratoires (reniflement, toux) ou phonatoires (émission d’un bruit ou d’un cri d’animal).

 

Les tics complexes sont des “caricatures de gestes” comme des mouvements de la tête ou des sautillements. Ils peuvent réaliser des gestes à signification symbolique comme des gestes obscènes par exemple. Un cas particulier de tics complexes est le syndrome de Gilles de la Tournette.

 

 

La “maladie” des tics ou syndrome de Gilles de la Tourette

Le syndrome de Gilles de la Tourette débute entre l’âge de deux ans et l’adolescence. Il est défini par des tics multiples qui s’associent à une émission de phrases ou de mots grossiers (coprolalie) et à une écholalie (répétition automatique, immédiate et fidèle des derniers mots ou dernières phrases de l’interlocuteur, souvent avec la même intonation).

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